À l’occasion de la Journée internationale de la diversité biologique célébrée ce 22 mai 2026, le Consortium ENDA-UGB, qui met en œuvre le Programme Accélérateur Régional Climat-Santé, rappelle une évidence souvent oubliée : protéger la biodiversité, c’est protéger les communautés, la santé, les économies locales et l’avenir des territoires. Des mangroves du Sénégal aux périmètres maraîchers du Burkina Faso, des femmes transformatrices du Mali aux jeunes sensibilisés en Guinée-Bissau, des initiatives locales montrent chaque jour que les réponses aux crises climatiques et sociales se construisent d’abord sur le terrain. Dans un contexte marqué par la dégradation des terres, l’érosion côtière et l’insécurité alimentaire, plusieurs organisations accompagnées par le programme développent des réponses concrètes fondées sur la protection de la biodiversité et le développement durable.
Au Sénégal, le GIE Ecogardes restaure les mangroves à travers des plantations d’Avicennia, tandis que Nebeday met en place des périmètres agroforestiers avec les communautés locales. Au Burkina Faso, UGF-CDN réhabilite des terres dégradées grâce aux techniques traditionnelles de demi-lunes.
« Protéger la biodiversité, c’est protéger nos moyens de subsistance et notre avenir », souligne une responsable du programme.
Le Programme Accélérateur Régional Climat-Santé soutient également des initiatives d’agriculture durable et de sécurité alimentaire. Du Ghana au Mali, en passant par le Sénégal et le Burkina Faso, des organisations communautaires développent des systèmes d’irrigation résilients, des périmètres maraîchers et des pratiques agroécologiques qui améliorent la nutrition tout en préservant les ressources naturelles.
Les femmes occupent une place centrale dans cette dynamique. Au Mali, OMADEZA valorise des produits forestiers locaux comme le zaban. En Gambie, PF Initiative sensibilise autour des vertus nutritionnelles du baobab. Au Tchad et au Sénégal, des groupements féminins développent des activités autour des semences locales, du moringa ou encore de la transformation alimentaire.
Pour le Consortium ENDA-UGB, la biodiversité constitue un levier essentiel de justice climatique, de santé communautaire et de développement inclusif.
La sensibilisation des jeunes et des communautés reste également au cœur des actions menées. En Guinée-Bissau, au Burkina Faso ou au Sénégal, plusieurs organisations partenaires renforcent l’éducation environnementale afin de promouvoir des comportements responsables face aux défis climatiques.
Alors que près d’un million d’espèces sont aujourd’hui menacées dans le monde, les initiatives locales rappellent qu’il est encore possible d’agir. Restaurer une mangrove, protéger des semences locales ou sensibiliser les enfants à l’environnement sont autant d’actions qui participent à construire des territoires plus résilients et durables.
Parce qu’aujourd’hui plus que jamais, préserver la biodiversité revient à préserver la vie.