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Fondation Jacques Bugnicourt
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Rapport annuel 2013

RAPPORT ENDA TM 2013
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Thierno Seck, Coordonnateur du Projet « Initiatives Pilotes de Micro-Irrigation et de Gestion Durable des Terres dans le département de Bakel (IGDT BAKEL).

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Nouvelle édition 2013, pour toutes commandes s'adresser à l'équipe Diffusion, 54 Rue Carnot

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Enda à RIO+20

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Enda milite à RIO+20 pour la reconnaissance de nouveaux modèles de développement durable dont l’objectif premier doit être l’éradication définitive de la pauvreté.


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Publication

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Recherche-Action sur la problématique de lutte contre la pauvreté Capitalisation d’un Itinéraire


Enda Rapport Annuel

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Apprendre avec les communautés

Recherche-Action sur la problématique de lutte contre la pauvreté

Capitalisation d’un Itinéraire

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Genre & Autonomisation


Violences faites aux femmes

Equité & Egalité

Capacitation


L’action d’ENDA pour l’égalité homme-femme épouse les contours de l’objectif 3 des OMD qui fait de l’autonomisation des femmes l’un des aspects les plus emblématiques de la lutte contre l’appauvrissement des populations dans les pays du Sud. Une ambition qui cadre parfaitement avec la mission d’ENDA qui œuvre, depuis près de quarante ans, pour l’autonomisation et la capacitation des femmes, et contre les violences qui leur sont faites, qu’elles relèvent des mutilations génitales, des abus sexuels ou de la violence domestique.
 

Toutefois, ENDA reste conscient que l’une des formes de violence les plus pernicieuses infligées aux femmes du Sud reste la marginalisation sociale et économique dont elles font l’objet, et qui se manifeste par les difficultés d’accès à l’instruction, à la formation professionnelle, à l’emploi décent, au crédit, au foncier, etc. Ce souci constant est fondé sur un certain nombre de constats qui prouvent que l’amélioration du sort des femmes est le levier le plus puissant de lutte contre la pauvreté dans les pays du Sud. A Dakar, 70 % des ménages pauvres sont sous la responsabilité d’une femme seule (veuve, divorcée ou célibataire). Une proportion qui est de 50 % à Bogotá (Colombie) en Amérique latine où, comme en Afrique, la féminisation de la pauvreté répond à deux causes cumulées qui sont les freins à l'autonomie des femmes, y compris les violences qui leur sont faites, et l'impact de la crise économique sur les revenus et les rôles des hommes.
 

Face à ces difficultés, les femmes des milieux défavorisés ne restent pas passives. Soutenue par des organisations comme ENDA, la participation des femmes au développement de leurs communautés est toujours croissante, mais rarement reconnue et soutenue comme il se doit. Néanmoins, partout où elles obtiennent ce soutien, les femmes constituent un vecteur visible et sensible de changement social et politique.
 

Les femmes du Sud luttent de nos jours pour une meilleure professionnalisation et ne se contentent plus d'activités génératrices de revenus (AGR) ponctuelles pour gagner de faibles sommes grâce au microcrédit. ENDA, à l’instar d’autres ONG du Nord comme du Sud, cherche à les renforcer par le biais de la formation professionnelle et technique, de la gestion des activités, de la conquête des marchés, de la reconnaissance de leurs métiers, de l’accès à un travail décent, de la conservation ou l’élargissement du contrôle de leurs activités traditionnelles modernisées, comme avec le karité, de la transformation des métiers traditionnellement masculins, etc.
 

Mais dans le cadre des activités menées par ENDA sur les droits des femmes africaines, l’on a constaté que ceux-ci ont tendancence à reculer lorsque le « progrès technique » se fait sur un modèle importé. L’on peut notamment le constater lorsque les activités créées sont trop chères en intrants, et surendettent les familles ou que les emplois nouveaux profitent principalement à des hommes, parfois en raison du seuil de connaissances écrites exigées. Mais aussi souvent parce qu’on reproduit simplement et sans réfléchir la division du travail historique : le travail manuel pour les femmes, les machines pour les hommes. Par conséquent, si les stéréotypes ne sont pas travaillés, les investissements en machines et formations techniques resteront exclusivement dédiés aux hommes, au nom de la soi-disant « complémentarité ».
 

Ainsi, en investissant en machines et outils pour transformer des activités manuelles traditionnellement féminines, l’on crée souvent  des emplois masculins qualifiés et non des emplois pour les femmes, dont l’univers recule et le pouvoir de décision se réduit. Cette tendance a été détectée dans la mise en œuvre de certains projets, et devra être discutée lors des prochaines rencontres sur le genre organisées dans le cadre des activités d’ENDA. Dans d’autres cas, les outils ou équipements donnés peuvent être sous-employés par les femmes. Toute introduction de nouveaux outils de production doit être accompagnée et parfois adaptée pour être appropriée, afin que les locaux et domiciles des femmes productrices ne deviennent pas des « cimetières » d’objets inutiles ou dont l’utilité est incomprise.
 

Pour ce faire, il faudra également que les femmes se montrent plus hardies dans la requête, la critique, le questionnement et éventuellement le refus. Autant de choses qui vont à l’encontre des attitudes de soumission et d’acceptation inconditionnelle de l’autorité (des maris, des institutions, des ONG, des donateurs, etc.), et qui ont aussi comme corollaire la pratique du contournement ou l’abandon discret de ces outils. Développer le sens critique des femmes de façon constructive, pour que les difficultés soient vraiment mises sur la table et surmontées, sera l’un des principaux défis de l’action d’ENDA en faveur de l’égalité homme-femme dans les prochaines années.



 

Violences faites aux femmes
 

Diverses expériences ont été développées par ENDA dans différents contextes du Sud. Comme à Madagascar où la prévalence des violences conjugales a été estimée à 65 % des femmes vivant dans la capitale. L’action d’ENDA y a donc consisté à apporter des démarches innovantes dans la lutte contre les agressions dont les femmes font l’objet dans l'espace privé comme dans l'espace public. Des violences considérées dans nombre de pays du Sud comme les principaux freins du progrès économique et social, car ces femmes ne sont pas seulement maltraitées, violentées voire tuées, mais elles sont empêchées de sortir, de développer des activités économiques, de faire des projets, de participer à la vie citoyenne et même souvent de réaliser librement l'accompagnement éducatif de leurs enfants.
 

A Antananarivo ENDA a créé le Centre de formation des animateurs et éducateurs (CFAE), dans le but de former des professionnels du travail social et des acteurs de développement, sur certaines questions relatives à l’appui aux populations défavorisées de Madagascar. Une structure qui a servi de creuset à la mise en œuvre du Projet de lutte contre les violences conjugales, qui veille actuellement à l’accompagnement psychosocial des femmes victimes de violences et à la vulgarisation de leurs droits, forme des leaders communautaires, facilite la création d’activités génératrices de revenus, mène une campagne de sensibilisation de la société malgache, et assure la prévention de cette violence auprès des jeunes.
 

L’originalité de la démarche d’ENDA à Madagascar réside dans le partenariat stratégique qu’il a su établir avec le réseau Tihava qui englobe 28 associations, institutions et services publics, spécialisés dans l'accompagnement des victimes de violence conjugale. Dans ce projet, l'implication effective des autorités judiciaires membres du réseau Tihava, notamment des juges, des policiers et des gendarmes, a ceci d’exemplaire qu’elle s’inscrit dans le cadre de modules de formation spécifiques qui leurs sont dispensés par ENDA au niveau du CFAE. Ces formations qui sont aussi offertes aux travailleurs sociaux et au personnel de santé, sont non seulement reconnues par l’etat malgache, mais débouchent sur la délivrance de diplômes conférant une expertise avérée et acceptée dans la résolution des problèmes juridiques, judiciaires, psychosociaux et familiaux soulevés par les violences faites aux femmes dans les ménages et autres lieux de travail. C’est ainsi que plusieurs résultats significatifs ont déjà été enregistrés :

  1. plus d’une centaine d’acteurs sociaux ont été formés (policiers, gendarmes, travailleurs sociaux, personnel de santé, etc.), 1 000 répertoires des acteurs ont été édités et diffusés à 480 personnes, et une association de femmes victimes (Association des femmes libérées) a été créée ;
  1. un accompagnement psychosocial a été offert à plus de 250 femmes, avec l’appui de huit organisations de la société civile malgache ;
  1. un fonds de microcrédit et de formation aux activités génératrices de revenus a été mis sur pied sur la base d’une convention de partenariat a été signée avec l’Institut malgache de microcrédit pour faciliter à ces femmes victimes l’accès au crédit ;
  1. une campagne de sensibilisation de la société malgache a déjà touché plus de 7 300 personnes et des émissions radio continuent à être diffusées deux fois par mois ;
  1. une campagne de prévention de la violence auprès des jeunes a touché près de 7 700 lycéens ;
  1. une vulgarisation des droits des femmes et le renforcement du cadre légal : une étude approfondie des textes de loi a été publiée et partagée avec les acteurs partenaires, et un plan d’actions a été proposé pour offrir aux femmes une protection accrue.


Equité & Egalité

 
 

ENDA Pronat, une association autonome membre du réseau ENDA, a fait de la question de la défense des droits des femmes rurales et notamment celle de leur accès au foncier, l’un des principaux axes de sa lutte pour l’égalité homme-femme. Au Sénégal, les terres restent, pour l'essentiel, un patrimoine approprié et géré à l'échelle domestique. Or, pour l'essentiel, ce sont les hommes qui se trouvent à la tête de ces unités domestiques. Seules 5,47 % des femmes sont des chefs de ménage en milieu rural (contre 58 % en ville). Des études ont montré que sur 100 personnes qui n'ont jamais été à l'école, 68 étaient des femmes et 32 des hommes. Ce qui montre que les femmes accusent un déficit éducationnel important qui accroît leur marginalisation dans le domaine de l'accès et de la gestion du foncier, au sens où elles ne peuvent pas s'approprier des éléments de contenu des textes sur la décentralisation et des actes de délibération dans le domaine foncier.
 

Elles sont exclues de fait des centres névralgiques où sont prises les décisions concernant le foncier par leur faible représentation au sein des instances délibératives locales. Pour cette raison, elles apparaissent comme des citoyennes de seconde zone. Pour les organisations de producteurs, 73 % des femmes, soit environ 3 femmes sur 4 n'appartiennent pas à une organisation de producteurs. Elles sont donc absentes des arènes dans lesquelles les intérêts des agriculteurs et des éleveurs sont identifiés, construits et défendus. Ces arènes ne sont pas seulement des espaces de construction des intérêts corporatistes, mais aussi des lieux de captation des ressources et de circulation et d'accès à l'information.
 

C’est pour combattre tout cela qu’ENDA Pronat mène, depuis plus de 20 ans, des expériences qui ont abouti à la création du Réseau national des femmes rurales engagées dans l'agroculture saine et durable ou agroécologie. Celles-ci sont membres de fédérations paysannes mixtes et progressent dans les instances de décision. C’est ainsi que plusieurs femmes issues de ces processus de développement communautaire ont pu être élues, comme conseillères rurales dans la zone des Niayes. Elles parviennent aujourd’hui à mener des actions significatives pour obtenir des infrastructures rurales et accéder au foncier, dont les femmes sont systématiquement écartées, malgré l’existence de lois votées pour pallier cette situation d’injustice sociale.
 

ENDA Pronat soutien également cette exigence des femmes rurales d’accéder à des services publics de qualité. Car qu’il s’agisse du milieu urbain ou du monde rural, les femmes ne peuvent développer des activités nouvelles ou les intensifier, sans que changent les tâches domestiques dont elles ont toujours la responsabilité principale. La famille élargie peut de moins en moins remplir ce rôle quand bien même que de nombreuses jeunes filles sont encore retirées de l’école pour aider leurs mères ou d’autres parentes. La présence ou non de services qui réduisent les tâches ménagères (à défaut de partage avec les hommes) est une condition indispensable au développement des activités économiques des femmes. Les plateformes multiservices (puits, moulin, moteur, etc.), voire les garderies d’enfants, deviennent des besoins pratiques et stratégiques, aux côtés des revendications historiques d'accès à la terre ou de programmes pour faire reculer les violences de genre (mariages forcés, violences conjugales, agressions sexuelles, lévirat, excision, etc.).



Capacitation
 

En Tunisie, la démarche d’ENDA inter-arabe une association autonome membre du réseau ENDA,  est destinée avant tout à la réduction des facteurs de vulnérabilité sociale, avec un accent particulier sur l’accompagnement des femmes, considérées comme des vecteurs-clés de changement économique et social. A cet effet, des secteurs d’activités et d’intervention sont régulièrement identifiés, de manière participative, et investis par les femmes, donnant ainsi des opportunités crédibles à leurs projets. Conçue sous forme d’appui à la création de microentreprises, pour l’emploi et le développement socioéconomique, l’action d’ENDA inter-arabe ainsi lancée constitue une réponse crédible à une demande sociale sans cesse croissante.
 

ENDA inter-arabe a ainsi acquis une grande expérience dans l’appui aux femmes micro-entrepreneures, notamment à travers l’apport de services financiers, comme le microcrédit, et de services non-financiers, comme la formation et l’appui-conseil en comptabilité et gestion de base, en design et normes de qualité, en techniques de commercialisation, en mise en réseau, etc. Avec plus de 550 employés permanents, travaillant dans 52 agences réparties dans les quartiers populaires du Grand-Tunis et des principales villes du pays, ENDA permet actuellement, à plus de 224 000 microentrepreneurs, dont 77 % de femmes, de bénéficier du microcrédit. Aujourd’hui, la totalité des sommes allouées par ENDA Inter-Arabe aux microentrepreneur(e)s tunisien(ne)s dépasse les 55 millions d’euros, ce qui le place actuellement au 12e rang des institutions de microfinance les plus performantes dans le monde, dans le classement effectué par le Groupe consultatif sur l’aide aux pauvres (CGAP) affilié à la Banque mondiale.
 

ENDA Inter-Arabe contribue ainsi de façon significative au développement local, en appuyant l’essor de la microentreprise dans les communautés de base en Tunisie. D’ailleurs, les interventions qui avaient été circonscrites en milieu urbain défavorisé, ont été étendues aux femmes vivant en zones rurales, qui concentrent une majeure part des sommes allouées par ENDA aux microentrepreneurs.
 

Un succès qui s’explique par l’émulation positive que créent dans leur entourage les femmes qui ont réussi dans la microentreprise. D’où il résulte que de nombreuses femmes qui n’avaient jamais imaginé s’installer à leur propre compte se sont lancées, aidées en cela par l’accès aux services financiers « ENDA ». Il s’agit là d’une forme de capacitation et d’autonomisation permettant aux femmes d’acquérir un vrai leadership au sein de leurs communautés, par le biais d’activités économiques qui, quoique souvent informelles (épiceries, bazars, drogueries, commerces de fruits et légumes, restauration, confection artisanale, etc.), n’en renforcent pas moins le dynamisme des économies familiales et locales.

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ENDA europe a été le chef de file du Consortium Tchiwara « Genre et économie : soutien aux femmes actrices du développement ». Cette initiative a su réunir 12 ONG françaises et une quarantaine de partenaires dans 6 pays d’Afrique de l’Ouest. Il vise l’intégration de l’approche genre dans des projets économiques, en vue de favoriser l’objectif d’égalité des femmes et des hommes, l’autonomisation des femmes, et le changement des mentalités.
 

Cette initiative permet aux ONG participantes d’innover et travailler de façon concertée, depuis la conception du programme jusqu’à son évaluation. Les sept ONG membres du consortium TCHIWARA piloté par ENDA europe oeuvrent et développent ensemble des projets au Sénégal, Mali, Burkina Faso, Niger, Togo et Bénin: ENDA Europe, ENDA Pronat, Afrique Verte, l’Association pour la Formation et le Développement Humain (ASFODEVH), Agronomes et Vétérinaires sans frontières (AVSF), le Groupe d’échanges Technologiques (GRET), et TECH-DEV.
 

Ces ONG travaillent avec environ 30 partenaires constitués d’associations locales et d’organisations de transformatrices de produits agricoles destinés à l’alimentation des villes et des campagnes. Certaines d’entre elles appartiennent à des groupements ou fédérations mixtes, d’autres ont créé des groupements et réseaux féminins. La plupart de ces organisations a atteint une envergure de plusieurs centaines de membres, voire plusieurs milliers, grâce à des années de travail. Nées pour certaines dès les années 80, ces organisations ont été créées par des femmes qui voulaient au départ compenser la perte d’emploi ou d’activité de leurs conjoints. Peu à peu elles ont structuré leurs organisations et réseaux. .
 

La plupart de ces groupements a une expérience consolidée et une grande richesse organisationnelle, qui remettent en question les stéréotypes sur les femmes Africaines Il existe cependant des handicaps réels pour l’autonomisation et l’augmentation de la qualité de vie de beaucoup de femmes: les freins à la scolarisation des filles, l’analphabétisme des adultes, une place secondaire dans la direction des organisations mixtes, dans l’appropriation des technologies, dans la course à la professionnalisation, dans la commercialisation des produits, l’accès à la main d’œuvre, à la terre, à des locaux ou au crédit. Elles souffrent également du manque d’infrastructures, de services sociaux.
 

Ces femmes ont su créer des filières de transformation pour générer une plus grande valeur ajoutée, et mieux nourrir leurs familles, ou alimenter le marché local, elles ont créé des caisses d’épargne et de crédit en améliorant les traditionnelles « tontines », elles ont constitué des mutuelles de santé pour faire face à ces dépenses et protéger leurs familles, elles ont promu des innovations dans les cultures, la production de produits naturels sans produits chimiques ni toxiques et obtenu des labels « agriculture saine et durable », « bio » ou « commerce équitable ». Toutes ces activités génératrices de revenus ont en partie changé leur niveau de vie et développé leur citoyenneté, elles ont maillé le territoire, tant au niveau rural qu’urbain et ont gagné une place dans des instances décisionnelles : communauté rurale ou chambre de commerce.