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Évaluation des progrès accomplis en Afrique dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement (UNECA-UA-BAD-PNUD ; oct. 2014)

Résumé analytique

Accélération des progrès de l’Afrique vers l’atteinte des objectifs du Millénaire pour le développement malgré des conditions initiales défavorables. 

La progression des résultats au titre de la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développe- ment (OMD) varie selon les pays et les régions du monde. Certaines régions sont en bonne voie pour y parvenir alors que d’autres, telles que l’Afrique, en sont encore éloignées. Pourtant, l’Afrique a réussi à accélérer le rythme de ses avancées vers l’atteinte des OMD en dépit de conditions initiales considérées comme les plus désavantageuses par rapport à celles de l’ensemble des régions de la planète. En effet, sur les 54 pays appartenant à la catégorie des pays les moins avancés (PMA), 34 se trouvent en Afrique, ce qui représente une part disproportionnée de pays à revenu faible (PRF). Il ne convient donc pas d’évaluer la performance du continent sur les mêmes bases que pour d’autres régions plus développées. En tenant compte des conditions initiales du continent, il apparaît que le rythme des progrès relatifs aux OMD en Afrique s’est accéléré depuis 2003. De fait, en évaluant les résultats obtenus à la lumière des efforts consentis, l’on constate que parmi les dix pays les plus performants en termes de taux d’accélération des OMD, huit se situent dans les régions africaines (Afrique australe, Afrique de l’Est, Afrique centrale et Afrique de l’Ouest), le Burkina Faso étant le mieux classé du groupe. En outre, il s’avère que les progrès ont été plus rapides dans les PMA que dans les pays en développement non inscrits sur la liste des PMA.

Déclin accéléré des taux de pauvreté. 

Les taux de pauvreté en Afrique ont continué à baisser, en dépit des effets négatifs des dernières crises alimentaire, pétrolière et financière et de l’impact de la crise de la dette dans la zone euro. La proportion des habitants de l’ensemble des régions d’Afrique australe, d’Afrique de l’Est, d’Afrique centrale et d’Afrique de l’Ouest vivant avec moins de 1,25 dollar US par jour a reculé, passant de 56,5 pour cent en 1990 à 48,5 pour cent en 2010. Cependant ce chiffre est d’environ 20,25 points de pourcentage en deçà de la cible fixée pour 2015, alors que cet écart ne représente que 4,1 pour cent en ce qui concerne l’Asie du Sud. En moyenne annuelle, on a observé une accélération du taux de réduction de la pauvreté, qui a baissé plus rapidement entre 2005 et 2008 que pendant la période allant de 1990 à 2005. Cette tendance positive du taux de réduction de la pauvreté s’explique par une croissance rapide depuis dix ans, un environnement de gouvernance amélioré et la mise en œuvre de programmes de protection sociale dans certains pays. L’impact de la croissance sur la pauvreté en Afrique devrait vraisemblablement se renforcer si le continent poursuivait sa politique visant à ajouter de la valeur à ses produits agricoles et ses ressources naturelles, créant ainsi une chaîne de valeur susceptible d’appuyer les moyens de subsistance et les opportunités d’emplois décents pour la plupart de ses citoyens.

Création d’emplois insuffisante pour absorber les jeunes. 

En dépit de progrès sensibles dans la génération d’emplois, les taux de chômage restent élevés en Afrique, et particulièrement en Afrique du Nord, où il frappe surtout les jeunes. Dans cette région, quelque 27,2 pour cent des jeunes en âge de travailler étaient au chômage en 2013, contre 26,6 pour cent en 2012.

La pauvreté des travailleurs est en déclin, mais l’emploi précaire demeure très élevé.

La proportion des travailleurs gagnant moins de 1,25 dollar US par jour a diminué en Afrique, l’Afrique du Nord étant la région où cette baisse a été la plus prononcée. Dans les régions d’Afrique australe, d’Afrique de l’Est, d’Afrique centrale et d’Afrique de l’Ouest, la proportion des travailleurs pauvres en pourcentage de l’ensemble des travailleurs a régressé, passant de 55,8 à 39,2 pour cent entre 2000 et 2013. En Afrique du Nord, cette proportion a décliné de 6,9 pour cent à environ 3,0 pour cent pendant la même période. Les dis- parités sous-régionales s’expliquent par les taux élevés de travail informel et la précarité de l’emploi dans les régions d’Afrique australe, d’Afrique de l’Est, d’Afrique centrale et d’Afrique de l’Ouest par rapport à la situation en Afrique du Nord. De fait, la proportion des travailleurs affectés à des emplois vulnérables en Afrique du Nord était de 35 pour cent en 2013, comparée à 77,6 pour cent dans le groupe des autres régions africaines. Les femmes sont plus susceptibles d’occuper ce type d’emploi que les hommes. En 2013, environ 85 pour cent de femmes, contre 70,5 pour cent d’hommes, avaient des emplois précaires dans le groupe des régions d’Afrique australe, d’Afrique de l’Est, d’Afrique centrale et d’Afrique de l’Ouest.

La productivité de la  main-d’œuvre est en progression, mais à un rythme déclinant.

Reflétant une tendance mondiale, la croissance de la productivité de la main-d’œuvre en Afrique a ralenti dans le groupe formé par les régions d’Afrique australe, d’Afrique de l’Est, d’Afrique centrale et d’Afrique de l’Ouest, passant de 1,9 à 1,6 pour cent entre 2012 et 2013. En Afrique du Nord, elle a chuté de 3,3 à 0,28 pour cent au cours de la même période.

Les inégalités de revenu reculent en Afrique mais leur niveau reste élevé. En Afrique, le degré d’inégalité de revenu est le deuxième le plus élevé au monde, après celui de l’Amérique latine et le panorama de l’inégalité y évolue rapidement. En effet, entre les années 1990-1999 et 2000-2009, le continent a connu la plus importante baisse dans les inégalités de revenu (4,3 pour cent) au monde, suivie par l’Asie (3,1 pour cent). En revanche, l’inégalité s’est aggravée en Amérique latine, aux Caraïbes ainsi qu’en Europe. Cependant, le fort niveau d’inégalité en Afrique masque d’importantes variations sous-régionales. L’Afrique australe (indice de Gini de 48,5) et l’Afrique centrale (indice de Gini de 45,0) sont les sous-régions les plus inégales en termes de revenu, tandis que l’Afrique du Nord (indice de Gini de 37,4) et l’Afrique de l’Est (indice de Gini de 41,0) demeurent celles où les inégalités de revenu sont les moins prononcées. Comme ces inégalités constituent des entraves aux efforts du continent pour réduire la pauvreté, il s’agit d’un problème dont la résolution sera cruciale pour la réalisation de l’OMD 1.

Les efforts de lutte contre la faim en Afrique sont entravés par les sécheresses et les conditions climatiques défavorables.

Les changements climatiques (qui se manifestent sous la forme de sécheresses, particulièrement dans la Corne de l’Afrique et au Sahel, et par de l’érosion au Swaziland) ainsi que les conflits (notamment en République centrafricaine et en Côte d’Ivoire) ont compromis les efforts entrepris pour réduire la faim en Afrique. Les progrès sur ce plan ont été mitigés à l’échelle du continent mais certains pays ont enregistré des améliorations remar- quables. Cependant, dans l’ensemble, l’Afrique accuse du retard par rapport à la cible liée à la faim.

La malnutrition continue d’être un défi de taille.

Les progrès accomplis dans la réduction de moitié du nombre de personnes souffrant de malnutrition ont été lents dans l’ensemble des régions en développement, à raison d’un taux de réduction moyen de 36,5 pour cent et 22,3 pour cent pour la seule Afrique entre 1990 et 2013. Les inégalités sociales et la situation défavorable des femmes, tant sur le plan nutritionnel, éducatif que social contribuent à cette tendance. En outre, les crises récurrentes caractérisées par les pluies sporadiques, les invasions de sauterelles, les pertes de récoltes et la flambée des prix des denrées alimentaires et leur extrême volatilité qui ont frappé le Sahel ces dernières années y ont mis à mal la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

Réduire de moitié la prévalence de l’insuffisance pondérale chez les moins de cinq ans demeure une question problématique. 

Le continent reste à la traîne par rapport à la plu- part des régions en développement en ce qui concerne la réalisation de la cible liée à l’insuffisance pondérale chez les enfants. L’Afrique hors Afrique du Nord a ainsi réduit la prévalence de l’insuffisance pondérale de ses moins de cinq ans de seulement 14,3 pour cent entre 1990 et 2012. La performance au niveau des pays présente de grandes disparités, certains États ayant atteint la cible, alors que de nombreux autres n’ont enregistré que des progrès marginaux dans ce domaine. Par ailleurs, de fortes inégalités sont observées à cet égard entre les enfants issus de ménages riches et pauvres ou de zones urbaines et rurales.

La plupart des pays sont sur la bonne voie pour atteindre la cible de la scolarisation dans le primaire ; cependant, les faibles taux d’achèvement et la qualité médiocre de l’enseignement restent un défi à relever. 

Le continent peut s’attendre à atteindre la cible de scolarisation dans le primaire. Vingt-cinq pays ont atteint des taux de scolarisation nets de 80 pour cent ou plus, et seuls 11 pays enregistrent des taux de moins de 75 pour cent. Ces réalisations ont été rendues possibles grâce à des mesures destinées à renforcer les infrastructures scolaires, accroître la participation et améliorer la rétention (programmes de repas scolaires, transferts monétaires). Ces efforts se sont traduits par une augmentation rapide des inscriptions au cycle pri- maire dans plusieurs pays. Par exemple, le taux de scolarisation dans le primaire a progressé d’envi- ron 40 pour cent au Burkina Faso et au Niger (respectivement de 25,3 à 64,5 pour cent et de 24,3 à 65,7 pour cent) entre 1991 et 2012. Mais si les taux d’inscription à l’enseignement primaire sont éle- vés, les taux d’achèvement des études primaires sont relativement faibles : 28 pour cent des pays ayant recueilli des données à ce sujet enregistrent un taux inférieur d’achèvement inférieur à 60 pour cent. Près de 22 pour cent des enfants d’âge primaire dans la région ne fréquentent pas l’école, et le tiers des élèves du primaire quittent l’école sans avoir acquis les apprentissages de base en lecture et en mathématiques. La qualité des contenus enseignés et les compétences du système éducatif réclament une attention immédiate.

Parité accrue entre filles et garçons à l’école primaire et progression de la représentation des femmes au parlement.

Le rapport filles/garçons dans les écoles primaires continue d’augmenter dans de nombreux pays d’Afrique. Sur les 49 pays ayant recueilli des don- nées à ce sujet, 18 ont vu la parité entre les genres s’améliorer dans l’enseignement primaire. Cepen- dant, les chiffres de la parité entre filles et garçons sont nettement moins bons dans les cycles d’en- seignement secondaire et tertiaire. Pour cette rai- son, le passage des filles et des garçons d’un cycle au suivant requiert une attention urgente. Entre 1990 et 2011, la part des emplois non agricoles occupés par des femmes a progressé modestement de 35,3 à 39,6 pour cent. Mais cette performance est à la traîne par rapport à celle d’autres régions en développement. Elle se situe ainsi à 20,0 pour cent en deçà des résultats obtenus en Asie de l’Est et en Amérique latine et aux Caraïbes.Par contre, l’Afrique a fait plus de progrès que d’autres régions pour accroître la part de sièges parlementaires occupés par des femmes. En 2012, seules l’Amérique latine et les régions dévelop- pées faisaient mieux qu’elle dans ce domaine. De 2005 à 2012, l’Asie du Sud et l’Afrique (hors Afrique du Nord) sont les régions où les progrès ont été les plus rapides à cet égard. Cependant, le peu d’op- portunités économiques offertes aux femmes et les obstacles qui se dressent à leur participation à la vie politique continuent à freiner les progrès vers l’atteinte de cette cible.

Progression notable dans la réduction de la mortalité infanto- juvénile, mais des efforts plus intenses s’imposent pour la couverture vaccinale.

Malgré de fortes baisses du taux de mortalité infanto-juvénile, l’Afrique n’est toujours pas près d’atteindre cette cible, ce qui illustre les piètres conditions sanitaires initialement prévalant sur le continent. À l’échelle de l’ensemble du continent, le taux de mortalité infantile des moins de 5 ans a baissé de 177 à 98 décès pour 1 000 naissances vivantes entre 1990 et 2012, soit une diminution de 45 pour cent, alors que la cible visée est une réduction des deux tiers. Le taux annuel de progrès s’est amélioré substantiellement depuis 2000, passant de 1,4 pour cent entre 1990 et 2000 à 3,8 pour cent entre 2000 et 2012. Des progrès ont également été enregistrés en matière de réduction des taux de mortalité infantile (TMI), qui ont chuté de 90 à 54 décès pour 1000 naissances vivantes entre 1990 et 2014, ce qui représente une baisse moyenne de 39 pour cent pour le continent africain dans son ensemble (UNICEF, 2013). De manière générale, les progrès visant à réduire le nombre de décès néonatals (frappant les enfants qui meurent dans les quatre semaines suivant leur naissance) ont été beaucoup plus lents que ceux de la mortalité infantile et celle des moins de 5 ans. Le taux de mortalité néonatale est particulièrement élevé dans les sous-régions d’Afrique australe, d’Afrique centrale, d’Afrique de l’Est et d’Afrique de l’Ouest, où 38 pour cent des décès néonatals mondiaux sont enregistrés. Des améliorations substantielles s’imposent dans ces régions sur le plan de la couverture de la vaccination (Lancet, 2014a).

Bonne progression dans la réduction de la mortalité maternelle, mais qui reste insuffisante pour atteindre la cible relative à cet indicateur. 

Des progrès sensibles ont été réalisés dans la réduction du taux de mortalité maternelle en Afrique, qui a reculé de 870 à 460 décès pour 100 000 naissances vivantes entre 1990 et 2013, ce qui représente une baisse de 47 pour cent sur l’ensemble de la période et une réduction annuelle moyenne de 2,7 pour cent. Mais malgré ces réalisations, il est peu probable que l’OMD 5 soit atteint. L’accès toujours limité aux contraceptifs, à un personnel accoucheur qualifié et à des soins prénatals, ainsi que les forts taux de naissances parmi les adolescentes ont contribué aux taux élevés de mortalité maternelle (TMM) en Afrique. De nombreux pays s’efforcent de relever ce défi. Par exemple, le programme de vulgarisation sanitaire communautaire en Éthiopie a réussi à rapprocher l’offre de services des populations, particulièrement en milieu rural, où l’accès aux services de santé a traditionnellement été difficile. 

Inversion de la tendance à une augmentation des infections VIH et sida.

La montée des taux d’incidence et de prévalence du VIH/sida parmi la population adulte d’Afrique a été inversée grâce à une forte volonté politique, à des interventions ciblées et à un accès accru aux thérapies antirétrovirales (TAR). De 2010 à 2011, la proportion de la population souffrant d’une infection VIH avancée ayant eu accès à des anti- rétroviraux est passée de 48 à 56 pour cent dans les régions d’Afrique australe, d’Afrique de l’Est, d’Afrique centrale et d’Afrique de l’Ouest. Le taux d’incidence du VIH/sida a baissé de 0,85 à 0,32 pendant la période de 1995 à 2012, alors que le taux de prévalence a reculé de 5,8 à 4,7 pour cent entre 2000 et 2012. Néanmoins, le nombre de personnes vivant avec le VIH/sida dans les régions précitées atteint aujourd’hui le chiffre de 25 mil- lions, et il est donc quatre fois plus élevé qu’il ne l’était en 1990, avec 5,7  millions de personnes atteintes.

Déclin de l’incidence, de la prévalence et de la mortalité paludiques.

L’accès élargi à de nouveaux schémas thérapeutiques pour le traitement du paludisme en Afrique a permis de réduire les taux d’incidence, de prévalence et de mortalité liés à cette maladie. L’incidence et la mortalité ont respectivement baissé de 31 et de 49 pour cent dans les régions d’Afrique australe, d’Afrique de l’Est, d’Afrique centrale et d’Afrique de l’Ouest. Le recours aux thérapies préventives, aux interventions de lutte anti-vectorielle, au dépistage diagnostique, aux polythérapies à base d’artémisinine (ACT) ainsi qu’une étroite surveillance des cas de paludisme ont joué un rôle critique dans ce succès. Mais mal- gré ces gains, le fardeau du paludisme reste élevé en Afrique, où les moins de 5 ans en souffrent de manière disproportionnée. Rien qu’en 2012, 90 pour cent des 627 000 décès imputés au paludisme à travers le monde sont survenus dans le groupe des régions formé par l’Afrique australe, l’Afrique de l’Est, l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest, et 77 pour cent de ces décès y ont frappé des enfants de moins de 5 ans.

Les taux de prévalence élevés du VIH/sida gênent les efforts d’intervention contre la tuberculose 

Les efforts visant à abaisser les taux d’incidence et de prévalence de la tuberculose (TB) ont été entra- vés par les taux de prévalence élevés du VIH/sida. Cependant, le nombre des décès liés à la TB a été réduit, reculant de 23 pour cent entre 1990 et 2011. Par contre, le manque d’accès à des traitements efficaces a fait monter le nombre de cas de tuber- culose multirésistante.

Dégradation environnementale : résultats mitigés. Les émissions de dioxyde de carbone en Afrique sont relativement faibles par rapport à la moyenne mondiale et continuent de décliner. Mais les niveaux élevés enregistrés dans un petit nombre de pays soulèvent des questions quant au maintien de cette tendance à l’avenir. En revanche et à la différence des émissions de CO2, l’usage des substances appauvrissant la couche d’ozone (SAO) a baissé régulièrement de 2000 à 2011. Dans plus de la moitié des pays d’Afrique, la consommation des SAO a régressé de plus de 50 pour cent.

Entre 1990 et 2012, la plupart des pays d’Afrique ont enregistré une amélioration de la proportion de leurs aires terrestres et marines protégées. En 2012, 32 pays avaient atteint la cible d’une cou- verture d’aires protégées de 10 pour cent par rapport à leurs superficies territoriales et marines, alors qu’ils n’étaient que 19 en 1990.

Amélioration de l’accès à l’eau potable, mais l’assainissement reste problématique. 

En 2012, 69 pour cent de la population africaine avait accès à une source d’eau potable améliorée. Cependant, la performance de l’indicateur relatif à l’assainissement est médiocre. Cette année-là, dans les régions d’Afrique australe, d’Afrique de l’Est, d’Afrique centrale et d’Afrique de l’Ouest, 45 pour cent des habitants utilisaient des installations sanitaires communes ou non améliorées, et 25 pour cent pratiquaient la défécation à l’air libre. Dans l’ensemble, la plupart des pays africains ont enregistré des progrès à des degrés variables en matière d’emploi d’installations sanitaires amélio- rées entre 1990 et 2011. Seuls Djibouti, le Nigéria, le Soudan et le Togo ont reculé dans ce domaine.

Déclin de l’APD à l’Afrique. 

L’aide publique au développement (APD) accordée à l’Afrique par les pays membres du Comité d’aide au développement (CAD) de l’OCDE a baissé de 5 pour cent entre 2011 et 2012, ce qui confirme les prédictions selon lesquelles la crise économique mondiale en viendrait à affecter l’aide extérieure consacrée au continent. Les pays enclavés et les petits États insulaires en développement (PEID) ont également été touchés par ce déclin. Entre 2010 et 2011, quatre des six PEID africains ont fait les frais d’une réduction de l’APD égale à plus de 25 pour cent de leur revenu national brut entre 2011 et 2012. En l’absence de finan-cements alternatifs, la baisse globale du volume de l’APD sera préjudiciable au développement économique et social du continent, notamment à celui de ses pays à revenu faible.

Amélioration de l’accès aux marchés des pays développés. 

Dans l’ensemble, les tarifs moyens appliqués par les pays développés aux importations de produits primaires sont nettement plus faibles qu’ils ne l’étaient au début des années 2000. Par ailleurs, les subventions agricoles pratiquées dans les pays membres de l’OCDE sont en baisse depuis 2000, notamment avec des réductions sensibles de 50 pour cent en Turquie et au Mexique, et de 40 pour cent en Suisse, en Islande et dans l’Union européenne (entre 2000 et 2011).

Déficits croissants pouvant menacer la viabilité de la dette. 

Le montant total de la dette extérieure dans les régions d’Afrique australe, d’Afrique de l’Est, d’Afrique centrale et d’Afrique de l’Ouest a augmenté à raison de 11 pour cent en moyenne annuelle entre 2006 et 2011. Quatorze des 33 pays pauvres très endettés (PPTE) du continent vont au-devant d’un surendettement modéré, et sept autres courent un risque élevé de surendettement. Par conséquent, il est essentiel que les pays d’Afrique anticipent les exigences qu’ils doivent satisfaire pour relever les défis de la soutenabilité de leur dette.

Inclusion financière et opportunités économiques grâce à la téléphonie mobile. 

L’usage du téléphone portable a connu un essor spectaculaire en Afrique  : il se chiffre par une augmentation de 2 500 pour cent du nombre des abonnés entre 2000 et 2012. En 2012, sur 100 habitants du continent, 74 disposaient d’un téléphone portable. La même année, le Gabon enregistrait une performance exceptionnelle avec un taux de pénétration de 187 pour cent. Les innovations dans l’utilisation de la téléphonie mobile (par exemple M-Pesa au Kenya, EcoCash au Zimbabwe et TigoPesa en République unie de Tanzanie) ont facilité l’inclusion financière en promouvant l’épargne et les transactions financières auprès de populations non bancarisées. Les transferts monétaires, l’assurance agricole et les services de vulgarisation agricole mobiles ne constituent que quelque unes des nombreuses retombées économiques associées à l’utilisation du téléphone portable.

Pénétration de l’Internet freinée par des coûts élevés de souscription. 

Comme l’accès à l’Internet coûte cher en Afrique, il n’est pas aussi répandu qu’il pourrait l’être. En 2012, le taux moyen de pénétration à l’échelle du continent représentait 14 habitants sur 100 environ. Le niveau élevé des frais d’accès constitue le premier obstacle à un développement de l’usage de l’Internet sur le continent. On estime que les frais d’Internet en Afrique, particulièrement dans les régions d’Afrique de l’Est, d’Afrique centrale et d’Afrique de l’Ouest, sont les plus élevés au monde.

La Position commune africaine, voix unifiée de l’Afrique sur le programme de développement pour l’après-2015. 

En janvier 2014, les chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine ont adopté la Position commune africaine (PCA), destinée à orienter les négociations de l’Afrique sur le programme de développement devant être mis en œuvre après 2015. La PCA admet comme objectif primordial l’éradication de la pauvreté et préconise de s’y atteler en favorisant la croissance inclusive et communautaire, et en relevant les capacités productives des Africains de manière à ce que ces derniers puissent valoriser durablement leurs ressources naturelles dans un environnement de paix et de sécurité. La PCA met en avant les priorités de développement de l’Afrique visant à sous-tendre le programme mondial de développement. À cette fin, la PCA repose sur les six piliers suivants : (i) transformation économique structurelle et croissance inclusive ; (ii) science, technologie et innovation ; (iii) développement axé sur l’être humain  ; (iv) viabilité environnementale, gestion des ressources naturelles et des risques de catastrophes naturelles ; (v) paix et sécurité ; et (vi) financement et partenariats.

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